Casser les standards du milieu de la danse : ce que le heels m’a appris
Je suis petite, j’ai des formes, et on me l’a fait comprendre très tôt dans mon parcours de danseuse. Il m’a fallu du temps, et de belles rencontres, pour m’accepter pleinement. Voici mon histoire, et pourquoi je veux que mes cours soient un endroit où chacune peut s’affirmer telle qu’elle est.
Quand les remarques commencent
Dès mon entrée en formation professionnelle à Montpellier, j’ai eu des remarques sur mon corps. En danse académique, il existe des attentes très précises sur ce à quoi une danseuse « doit » ressembler, et je sortais du moule: je suis petite, et j’ai des formes.
Ces remarques, on finit par les intégrer. Elles se sont installées dans ma tête, au point de devenir de vrais diktats. Et dans les danses commerciales, c’est encore plus flagrant : il faut une harmonie dans les tableaux, des silhouettes qui se ressemblent. Cette période a été difficile.
Aujourd’hui, je vois des compagnies avec des corps différents, et c’est une très bonne nouvelle. Le milieu évolue. Mais quand on a grandi avec ces codes, il faut du temps pour les déconstruire.
La kizomba : un premier déclic
Mon regard a commencé à changer avec la kizomba. C’est une danse de couple où la sensualité, la volupté et les formes sont mises en valeur. Pour la première fois, on voyait un corps danser, et on me félicitait : pour mes jambes, mes lignes, mes pieds.
C’est la danse qui m’a aidée à construire cette esthétique de danseuse dans un corps voluptueux. Là, ça a commencé à switcher dans ma tête.
Nadine Timas : la révélation
Puis, en 2018, j’ai découvert le heels avec Nadine Timas. Ce que j’ai ressenti auprès d’elle, c’est qu’elle voyait d’abord des femmes, des corps qui dansent, avant de voir des danseuses. Ça a tout changé pour moi. Ça a été la révélation, et c’est là que je me suis acceptée.
Le heels m’a permis de casser les standards et les codes physiques que le milieu voulait nous imposer, d’en créer de nouveaux, et surtout d’être enfin moi-même dans ma danse.
Le chemin continue et c’est normal
Je continue d’aller dans des cours où je me sens différente. Mais grâce à tout ce chemin, je le vis beaucoup mieux qu’avant. Et c’est justement pour ça que je veux t’offrir un espace où où chacune trouve sa place.
Casser les standards, ça veut dire quoi concrètement ?
Chaque corps a sa façon de danser. Chaque morphologie a sa façon de bouger, sa force, son style.
La technique est accessible à toutes. Posture, appuis, lignes : tout cela s’apprend, quel que soit ton point de départ.
L’expression passe avant la comparaison. On ne danse pas pour ressembler à quelqu’un d’autre, on danse pour trouver sa propre manière.
Le miroir est un outil pour progresser. Dans mes cours, le miroir sert à t’aider à progresser, pas à te critiquer.
Bienveillance et exigence vont de pair
Casser les standards, c’est aussi viser l’excellence, pour toutes. Chez Heels Danse Réunion, on travaille avec rigueur : les fondamentaux de la danse d’abord, puis ceux du heels, avec une vraie pédagogie. Je suis attentive à ton évolution et je t’accompagne avec bienveillance et rigueur, pour t’aider à développer tout ton potentiel. La discipline et la régularité sont les clés de la progression, quel que soit ton niveau.
C’est cette alliance, un cadre où chacune se sent accueillie et un niveau d’exigence élevé, qui permet de progresser vraiment.
Ce que mes élèves en disent
Des élèves m’ont dit qu’elles se sentaient plus belles et plus confiantes après un cours, qu’elles se retrouvaient dans cette danse, et qu’elles avaient vécu un vrai moment de lâcher-prise dans un cadre bienveillant. C’est exactement ce que je veux créer.
Et toi ?
Si tu as déjà douté de ta place dans un cours de danse, ces cours sont faits pour toi. PTu peux débuter de zéro : le stage Découverte Heels est pensé pour celles qui débutent. Viens comme tu es, on construit le reste ensemble.
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Parce qu’il y a la Danse, et dans la Danse, il y a le Heels.
Sarah




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